Merci à Paul Kagame et à la partie visible de l’Occident, Congo transformé en proconsulaire attaché au Rwanda

kabarebe and kabila

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Tout ce qui vient de se dérouler au Congo, avec la fin du jeu des chaises musicales, a l’avantage de clarifier encore plus la donne politique et sociale dans ce pays. Aujourd’hui, ce n’est un secret pour personne que tout le Congo officiel s’affiche publiquement, et voire sans aucune gêne, comme une simple région proconsulaire du Rwanda, à la tête de laquelle est placé un proconsul de nationalité congolaise et avec la bénédiction des masses populaires du Congo. Le mercenaire Paul Kagamé ne doit surtout pas croire qu’il a gagné et vaincu la nation congolaise.

Néanmoins, je me réjouis que la situation actuelle du Congo soit encore plus nette ainsi. Car toute la duplicité d’hier, derrière laquelle la plupart des Congolaises et Congolais se cachaient, a ouvertement cédé sa place à une réalité bien qu’obscure, mais marquée par des faits réels, même, même s’ils sont plus difficiles à avaler. Du moins, on sait désormais que les choses sont ainsi on sait qui est qui dans ce pays, on sait également qui fait quoi, surtout avec qui et au nom de quoi ou de qui tout s’accomplit aisément. Le mercenaire Paul Kagamé ne doit surtout pas croire qu’il a gagné et vaincu la nation congolaise. J’écris ces quelques mots pour exorciser le démon de la peur.

Par ailleurs, c’est sans aucun regret que nous le disons, c’est sans aucune animosité contre toutes celles et tous ceux qui ont librement posé le choix de se positionner dans le camp adverse, celui de l’ennemi. Dans des situations pareilles, quand la maison brûle, quelles que soient les tentations, je hais les indifférents et il ya lieu pour toute conscience libre, pour tout esprit libre de choisir courageusement son camp. Les miens et moi avons choisi la Patrie, la Nation Congo.

L’Occident et Paul Kagame ont joué leur jeu au Congo. Ils ont eu à faire croire aux uns et aux autres qu’ils s’opposaient à l’individu Kabila, alors que c’était tout le contraire. C’est un peu comme quand Nikki Halley disait à ce dernier que faites n’importe quoi, placez qui vous voulez, mais que ce ne soit jamais vous. Et le reste, nous soutiendrons. Les Français et les Belges, comme d’habitude après quelque bruit inutile et trompeur, se sont rangés derrière un ordre made in anglo-saxon. Je ne m’attendais à rien contre toute cette distraction orchestrée et bien entretenue. Et aujourd’hui, et Paul Kagamé et l’Occident, ils se lavent tous les mains, après avoir manipulé tout le monde de gauche à droite, Fayulu y compris. Alea jacta est, Les dés sont jetés. Eh bien, le Congo connaître ce qu’il aura à connaître à cause de l’aveuglement de ses élites. Comme hier, les Congolais remettent leur sort aux mains d’un Occident qui s’est toujours montré intrépide et impitoyable face aux nègres et aux populations qui se montrées toutes soumises à lui sans avoir préalablement livré bataille.

Voilà pourquoi nous disons merci au Rwanda, merci à Paul Kagame et merci également à la partie visible de l’Occident Car sans eux, la clarification actuelle sur le terrain politique au Congo ne se serait jamais précisée avec netteté. Aujourd’hui, ce qui importe plus, ce n’est pas ce que le camp adverse attaché au Rwanda fait ou fera, mais plutôt ce que nous sommes capables d’entreprendre dès lors que le terrain se vide de toutes ses contradictions. Il y a deux camps, les soumis et le camp de la Patrie Congo et face à nous, il y a et il a aura l’Occident. Pour ce combat, je recite ma prière, celle apprise et retenue de ma fréquentation de Frantz Fanon : « Notre tort à nous, Africains, est d’avoir oublié que l’ennemi ne recule jamais sincèrement. Il ne comprend jamais. Il capitule, mais ne se convertit pas. Notre tort est d’avoir cru que l’ennemi avait perdu de sa combativité et de sa nocivité. […] L’hésitation dans le meurtre n’a jamais caractérisé l’impérialisme ».

À la fin, qu’est-ce qui nous reste à faire ? C’est toute la nature de la lutte contre le Rwanda et Paul Kagame au Congo, bien sûr qu’ils ne sont que le sommet de l’iceberg, qui est à repenser de fond en comble. Réorienter autrement la lutte aussi bien sur le terreau que sur le terrain de la lutte, refonder et habiter la nouvelle pensée qui doit conduire la lutte restent des objectifs nobles que nous nous assignons désormais et dans une structure politique et de pensée à construire. Comme les Vénézuéliens, nous paraphrasons ce qui suit : . « We will never accept an imposed president that responds to dark interests. […] We will never subordinate to foreign power or a government”.

Likambo oyo eza Likambo mabele

Mufoncol Tshiyoyo, MT, la pensée et la patrie